LES CONFÉRENCES À L'ACADÉMIE DE PHILATÉLIE

 

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BULLETINS D'EXPÉDITION DE COLIS POSTAUX
ALSACE-LORRAINE (1919-1940)
(1ère partie)

Laurent BONNEFOY

CONFÉRENCE  DU  5  NOVEMBRE  2005

 


 

 

Conférences en trois parties de deux chapitres chacune. La première partie, ici exposée, décrit les formulaires utilisés puis l’enregistrement et l’acheminement des colis

 

Le régime des colis postaux en Alsace-Lorraine entre les deux guerres mondiales est un héritage direct de la réglementation allemande en la matière car il s’avérait beaucoup plus efficace et utile pour les usagers. C’est donc l’administration postale qui géra directement le système dans les trois départements de l’Est, au contraire du reste de la France où elle délégua ce service aux compagnies de chemin de fer puis à la SNCF. Les formulaires utilisés sont des imprimés comportant un certain nombre de mentions obligatoires au recto et au verso. Ils constituent l’équivalent des « bulletins de chargement » et des lettres de voiture utilisées pour la messagerie privée. Ils restent la propriété de l’Administration des Postes et seule la partie dénommée « coupon » peut être conservée par le destinataire. La sortie illicite de quelques grosses archives de ces documents sur le marché philatélique a permis d’étudier partiellement et de mieux comprendre ce pan entier de l’histoire postale.

Les tous premiers formulaires conservaient la langue et la nomenclature allemandes puis, très vite, des bulletins bilingues apparurent, ainsi que des formules privées imprimées pour le compte de grosses firmes expéditrices de marchandises par colis postaux. Il fallut attendre le second semestre de 1930, date d’application de la convention UPU de Londres de 1929, pour voir apparaître la référence CP 2, utilisée jusqu’en 1996.

À l’intérieur de l’Alsace-Lorraine, les bulletins n’accompagnaient pas les colis eux-mêmes, si bien que ces derniers pouvaient arriver AVANT. Dans ce cas, pour ne pas retarder la livraison, on les distribuait au moyen de bulletins suppléants, de couleur rose et référencés C 18, qu’on mariait ensuite au bulletin original lors de son arrivée.

Les colis postaux étaient tous enregistrés à l’aide de carnets ou blocs de dépôt de 1000 étiquettes numérotées. Ces dernières se divisaient en trois parties : la plus petite, horizontale, pour le bulletin, la plus grosse pour le colis lui-même et la dernière pour le récépissé délivré à l’expéditeur. Outre le numéro de dépôt, ces étiquettes comportaient le nom du bureau de dépôt ainsi qu’un numéro de grille de taxation utile pour les colis pesants du régime local. L’impression noire caractérisait les colis ordinaires, tandis que le rouge concernait ceux avec valeur déclarée.

Un même bulletin pouvait couvrir jusqu’à trois colis ordinaires expédiés au même destinataire et comportait alors jusqu’à trois étiquettes avec des numéros successifs.

L’acheminement des colis en-dehors du territoire alsacien- lorrain était indiqué en bas et à droite du recto du bulletin par une étiquette blanche référencée C 30 portant le numéro du bureau de sortie de la région (Strasbourg 2, Mulhouse 2 et Metz 3) et apposée par le bureau de dépôt ou celui de sortie. À partir de juillet 1930, les bulletins de colis pour le reste de la France furent revêtus d’une étiquette rose comportant le nom des gares de jonction des différents réseaux ferroviaires.

 

 Bulletin CP 2 utilisé par la firme DEETJEN à Strasbourg et comportant une illustration sur le coupon

 

 

 Bulletin supplémentaire pour un colis originaire de Lille arrivé à Wasselonne avant le bulletin original. 

À l'intérieur de l'Alsace-Lorraine, les bulletins n'accompagnaient pas les colis eux-mêmes,

si bien que ces derniers pouvaient arriver avant eux. Dans ce cas, pour ne pas retarder la livraison,

 on distribuait les colis au moyen de bulletins suppléants, de couleur rose et référencés C 18,

qu'on fixait ensuite au bulletin original lors de son arrivée.

 

 

 Bulletin pour deux colis de 10 kg adressés au même destinataire.

Un même bulletin pouvait couvrir jusqu'à trois colis expédiés au même destinataire

et comportait alors jusqu'à trois étiquettes avec des numéros successifs.

 

 

©   Laurent Bonnefoy  &  Académie de philatélie     2005    ©

 

 

 


 

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" LES CONFÉRENCES PRONONCÉES À L'ACADÉMIE DE PHILATÉLIE "

 

NOVEMBRE  2005

 
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MàJ 21/02/2008

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