LES CONFÉRENCES À L'ACADÉMIE DE PHILATÉLIE

 

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LA TAXATION EN ALGÉRIE À PARTIR DU 4 JUILLET  1962

(Timbres provisoires français surchargés "EA")

Jacques RENAUD

CONFÉRENCE  DU  1er  FÉVRIER  2003

 


 

 

Le 3 juillet 1962, le Président de la République Française annonce l'indépendance de l'Algérie. Cet événement allait avoir, sur le plan postal, une répercussion très particulière. Les instructions télégraphiques n°509 du 27 juin, n°515 du 30 juin et n°518 du 2 juillet 1962 aboutirent, le lendemain du discours du Chef de l'état, à l'utilisation par les postes algériennes des timbres français surchargés EA (abréviation de "État Algérien"). Seules les figurines suivantes furent autorisées à être surchargées : 0,10 Moissonneuse, 0,25 Marianne de Decaris, 0,45 Gorges de Kerrata, 0,50 Mosquée de Tlemcen, 1,00 Médéa Portes de Lodi. Ce sera aussi le cas de cinq timbres-taxe au type "Gerbe", les valeurs à 0,05, 0,10, 0,20, 0,50 et 1 franc.

Les timbres devaient être surchargés (en principe) à l'aide de barrettes de cinq sigles (confectionnées sur place) pouvant surcharger cinq timbres à la fois. La mention République Française devait être également annulée. Dans les quinze départements d'Algérie, les surcharges revêtirent des formes et des couleurs très différentes selon les villes ou les régions. Celles-ci pouvaient avoir été fabriquées localement (locales), pour un département (départementales), ou communes à plusieurs départements (interdépartementales). Elles étaient soit manuelles soit, plus rarement, typographiques. Pour ces dernières, le manque de sigles identiques E et A aboutirent à des matrices d'impression comptant plusieurs types différents et de nombreuses variétés. Seuls les départements de Sétif, Tizi-Ouzou et Tlemcen utilisèrent des taxes avec surcharges typographiques.

La taxation fut extrêmement limitée sur l'ensemble du territoire algérien. À remarquer que lors de la livraison par la France de la série de cinq valeurs bilingues le 1er novembre 1962 et de celle des huit valeurs imprimées en Yougoslavie le 6 janvier 1963, aucun timbre-taxe spécifique ne fut livré. Le retrait des timbres français surchargés EA fut effectif le 23 janvier 1963 mais les taxes françaises eurent cours jusqu'au 1er juillet 1963 , date d'émission de la première série des taxes algériennes.

     
 

Convocation du service des Mines du 4 février 1963, adressée
en simple taxe à Tizi-Ouzou. Document taxé 25c au tarif "lettre"
alors qu'il aurait dû l'être au tarif "carte postale" (20c)
 Timbres-taxe avec surcharges typographiques
( types I, II, V 3ème tirage ).

    Enveloppe du service des recouvrements du 21 juillet 1962 
 de Sédouk, taxée à 1,45 f à son arrivée à Bougie.
Timbres-taxe avec surcharges manuelles locales.
     

Lettre du 22 octobre 1962 de Ghardaia affranchie avec un 10c
(surcharge manuelle locale).
Affranchie au tarif "imprimé" malgré le rabat collé, elle est taxée 30c
comme lettre (2 x 15c) à Saint-Arnaud.
Timbres taxes avec surcharges manuelles locales.

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©   Jacques Renaud  &  Académie de philatélie     2003    ©

 

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FÉVRIER  2003

 
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MàJ 19/02/2008

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